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Science : La méditation intensive influence la régulation des gènes

Le résultat étonnant d'une étude sur la méditation

Pour notre premier article Science de cette année 2020, nous allons vous parler de la méditation. On parle des bienfaits et on vous encourage à méditer partout, tout le temps. On le sait parce qu'on le fait et qu'en pratiquant, on ressent les bienfaits. Un esprit scientifique aura beau jeu de nous opposer un quelconque effet placebo. Ce n'est plus possible. La science s’intéresse de plus en plus au yoga et à la méditation. Notre dernier article sur la dépression expliquait comment des scientifiques avaient démontré que le yoga est un outil de soin efficace contre la dépression. Aujourd'hui, nous vous rapportons une étude parue en novembre dernier dans la revue scientifique « Brain, Behavior, and Immunity, ». Cette étude tend à démontrer que la méditation intensive modifie la régulation des gènes.

La régulation des gênes, c'est quoi ?

Avant de parler de cette étude, il faut plus ou moins comprendre quelque chose de complexe pour des béotiens comme nous : la méthylation. Grossièrement, l'ADN, acide désoxyribonucléique, n'est pas une information figée gravée dans le marbre comme la science l'a longtemps cru. On peut voir la methylation comme un mouvement perpétuel. Ce mouvement est un échange d'un groupe méthylique, CH3, d'une molécule à une autre. Cela n'a rien d'anodin. Cet événement se déroule plus d'un milliard de fois dans le corps toutes les secondes. Cette découverte change fondamentalement le regard de la science sur l'ADN, et d'aucuns pourraient y voir une substance pour la philosophie. L'Adn évolue, change et réagit à des facteurs exogènes : nourriture - éducation - pensée -etc. Nous ne sommes pas les esclaves de notre héritage génétique comme on l'entend dire. La pomme ne tombe pas loin de l'arbre, mais maintenant, on sait qu'elle a des jambes. Évidemment, il existe une base génétique, le génome.. Si vous avez les yeux noisette, ils ne deviendront pas bleu parce que vous êtes tombés éperdument amoureux. Par contre, en tombant amoureux, il est probable que l'épigénome se modifie. Il suffit d'imaginer un épi de blé. L'épigénome est l'épi du génome. C'est lui qui est modifié par la methylation Cette science, nouvelle, s’appelle l'épigénétique. Quand on parle de la régulation des gênes, on fait référence à ce phénomène fascinant.

Une etude scientifque montre que la meditation intensive regule les genes

La méditation et la régulation des gènes

Maintenant que vous êtes des experts en épigénétique, nous pouvons découvrir l’expérience qui a démontré que la méditation intensive a la capacité de réguler les gènes. Il faut préciser derechef qu'il n'est pas question de savoir si c'est une régulation positive ou négative, car la science n'en est tout simplement pas encore là. Cette expérience démontre par contre la puissance de la méditation sur le corps, et cela, jusqu’à l'infiniment petit. L'équipe de recherche est internationale. On retrouve le CNRS, l’Université de Catalogne, le Centre de recherche de Neuroscience de Lyon et l’université américaine de Madison. Cette belle et noble assemblée a décidé d’étudier les conséquences de la méditation sur les gènes. Ce n'est pas un coup d'essai. Ils ont déjà démontré que les yogis, de plus de 50 ans, pratiquant la méditation ont des parties du cerveau bien plus développées que la moyenne. En 2014, les chercheurs ont découvert que 8 heures de méditation avaient provoqué une diminution de l'expression des gènes pro-inflammatoires.

Pour notre expérience, les chercheurs ont réalisé un groupe test et un groupe lambda. Le premier groupe est constitué de dix-sept méditants aguerris, capables de méditer durant huit heures. Le groupe de personne lambda aura des activités diverses et variées : jeu, sport, lecture, musique. Les deux groupes feront une prise de sang au début et à la fin de chaque journée. Cela démontre une grande motivation, car huit heures de méditation et en plus deux prises de sang quotidiennes ; ceci est une remarque non-scientifique. Le but est d'analyser 404 000 zones de méthylation et de vérifier s'il y a eu des modifications et ensuite de comparer les résultats des deux groupes. Le résultat est clair : 64 zones de méthylation ont été modifiées chez les méditants contre aucune sur le groupe placebo. Évidemment, la question qui en découle est simple. Qu'est-ce qui est modifié ? La science ne le sait pas... Encore. Cette expérience a des défauts. Le nombre de personnes est trop limité pour être empirique. La durée de la méditation est exceptionnelle. Il faut bien préciser que l'on parle de méditation intensive. Pour le commun des personnes, méditer durant une heure est une gageure...

Ce qui est intéressant pour nous, c'est que la méditation et le yoga sont des sujets d’expérience très sérieux. Bientôt, nous serons pourquoi tout cela nous fait autant de bien. Alors, peut-être que nous aurons l'impression de perdre un peu de cette magie en cherchant une réponse. Pourtant, quand y pense, se dire qu'en méditant, avec intensité, on peut changer les informations de l'épi de son génome, c'est magique, non ?